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Que se passe-t-il dans le corps en altitude ?

En altitude, l'air garde 21 % d'oxygène mais il est moins dense : vers 3 000 m, chaque bouffée n'apporte que 69 % de l'oxygène du bord de mer (CDC, 2025). Le sang en transporte moins, alors le corps respire plus, le cœur accélère et les reins libèrent de l'EPO, qui fait fabriquer des globules rouges.

Schéma simplifié chez un adulte en bonne santé venu du bord de mer. Pression de l'air calculée par un modèle (West, 1996). Les courbes en pointillé sont des estimations ou des niveaux relatifs.

Que se passe-t-il dans le corps en altitude ?

L'air : 21 % d'oxygène partout, mais de moins en moins dense Le randonneur : mal des montagnes possible au-dessus de 2 500 m Une bouffée d'air, vue à la loupe Everest, 8 849 m Dans le poumon Les globules rouges se chargent d'oxygène dans le poumon une alvéole (l'air) globules rouges dans un capillaire vers le corps → Les réponses du corps La saturation : part de l'hémoglobine chargée d'oxygène 98 % saturation en oxygène Les corps carotidiens, capteurs d'oxygène du cou Capteurs du cou souffle normal Le cœur bat plus vite Cœur 66 bpm au calme Les reins libèrent de l'EPO Reins : EPO au repos
Altitude0 m
Pression de l'air760 mmHg
Saturation98 %
Globules rougesnormal

L'air garde 21 % d'oxygène, mais il est moins dense : chaque bouffée en apporte moins. Choisissez une altitude, puis touchez un élément du dessin pour le voir seul.

Altitude

Sources : pression de l'air d'après le modèle de West (J Appl Physiol, 1996), oxygène par bouffée : notre calcul. Saturation le 1er jour : études réunies par Dünnwald (Sensors, 2021) et CDC Yellow Book (2025). Cœur : Naeije (Prog Cardiovasc Dis, 2010) ; pouls affiché, de 66 bpm au bord de mer à 108 bpm à l'Everest : ordre de grandeur de notre part, à vérifier. EPO : pic vers 48 h à 4 340 m (Vizcardo-Galindo, High Alt Med Biol, 2020). Globules rouges : environ 1,1 % de plus par 100 heures chez des sportifs (Gore, Br J Sports Med, 2013), d'où environ +5 % en 3 semaines (notre calcul, estimation). Everest : saturation d'environ 54 % mesurée à 8 400 m chez des alpinistes acclimatés (Grocott, N Engl J Med, 2009). Rythmes du souffle et du cœur du dessin : illustratifs.

Au clavier : 1 à 5 l'altitude, ← → altitude précédente ou suivante, Espace pause, L ralenti, Échap toute la scène.

Questions fréquentes sur l'altitude et le mal des montagnes

À partir de quelle altitude a-t-on le mal des montagnes ?

Le mal des montagnes touche surtout les personnes qui dorment au-dessus de 2 500 m environ, et parfois un peu plus bas. Au Colorado, environ 1 visiteur sur 4 qui dort au-dessus de 2 450 m en souffre (CDC, 2025). Il commence 2 à 12 heures après l'arrivée, souvent après la première nuit : mal de tête, avec nausée, fatigue ou vertiges. L'altitude où l'on dort compte plus que celle atteinte dans la journée (Wilderness Medical Society, 2019).

Y a-t-il moins d'oxygène en altitude ?

En altitude, l'air contient toujours environ 21 % d'oxygène, mais il est moins dense : chaque bouffée apporte donc moins d'oxygène. Vers 3 000 m, l'oxygène inspiré n'a plus que 69 % de sa pression du niveau de la mer (CDC, 2025). Au sommet de l'Everest, la pression de l'air tombe à environ un tiers de celle du bord de mer (modèle de West, 1996). C'est pour cela qu'on s'essouffle plus vite, même si l'air paraît le même.

Quelle saturation en oxygène est normale en altitude ?

En altitude, une saturation plus basse qu'au niveau de la mer est normale : vers 3 000 m, elle tombe souvent à 88 à 91 % le premier jour chez une personne en bonne santé (CDC, 2025). Au niveau de la mer, elle est en général de 96 à 99 %. Elle remonte de quelques points en une semaine environ, à mesure que l'on respire plus (Dünnwald, 2021). Le chiffre seul ne dit pas si l'on a le mal des montagnes : ce sont les symptômes qui comptent.

Comment éviter le mal des montagnes ?

Pour éviter le mal des montagnes, le plus efficace est de monter progressivement : au-dessus de 3 000 m, ne pas dormir plus de 500 m plus haut que la nuit précédente, et ajouter une nuit sur place tous les 1 000 m (Wilderness Medical Society, 2024, repris par le CDC). Mieux vaut éviter de dormir à 2 750 m ou plus dès le premier jour. Arriver en avion ou en voiture ne protège pas : c'est la vitesse de montée qui compte. Un médicament préventif existe, sur avis médical.

Mal des montagnes : quand faut-il redescendre ?

Il faut redescendre sans attendre en cas de confusion, de marche titubante comme après trop d'alcool, ou d'essoufflement même au repos avec une toux : ce sont les signes d'un œdème du cerveau ou des poumons (CDC, 2025). Une descente de 300 à 1 000 m suffit souvent à soulager (Wilderness Medical Society, 2019). Un simple mal de tête impose de ne pas monter plus haut tant qu'il dure ; s'il s'aggrave malgré le repos, il faut descendre.

Vrai ou faux ?

En altitude, on respire plus fort même au repos.

Vrai. Les corps carotidiens, dans le cou, sentent le manque d'oxygène et font respirer plus fort (Kumar et Prabhakar, 2012). Cette hausse continue pendant 3 à 5 jours (CDC, 2025).

En altitude, on fabrique tout de suite des globules rouges.

Faux. L'EPO est multipliée par plus de 13 en 48 heures (Vizcardo-Galindo, 2020), mais l'hémoglobine ne gagne qu'environ 1,1 % par tranche de 100 heures (Gore, 2013). Au début, le sang paraît plus riche surtout parce que le plasma diminue (CDC, 2025).

En altitude, le cœur bat plus vite.

Vrai. Le pouls augmente dès l'arrivée et reste plus élevé qu'en plaine, même quand le débit du cœur redevient normal (Naeije, 2010).

Le contenu de cette page en texte

Les mêmes informations que les graphiques, à lire sans animation : pour chaque graphique, les valeurs aux principaux moments, puis les notes avec leur niveau de preuve.

Que se passe-t-il quand on monte ?

L'air garde 21 % d'oxygène, mais sa pression baisse avec l'altitude. Chaque bouffée apporte moins d'oxygène, et le sang en transporte moins.

Valeurs lues sur le graphique, de 0 (en bas) à 100 (en haut) : des hauteurs relatives, pas des mesures.
Altitude ou joursPression de l'airOxygène par bouffée (notre calcul)Saturation le 1er jour (estimée au-delà de 5 200 m)Ce qui se passe
0 m10010098pression 760 mmHg (100 %), oxygène par bouffée 100 %, saturation le 1er jour environ 98 %
2 000 m807894(station de ski) : pression 604 mmHg (80 %), oxygène par bouffée 78 %, saturation le 1er jour environ 94 %
4 000 m626084pression 475 mmHg (63 %), oxygène par bouffée 60 %, saturation le 1er jour environ 84 %
6 000 m494571pression 369 mmHg (49 %), oxygène par bouffée 45 %, saturation le 1er jour environ 71 % (estimation, alpinistes habitués)
8 000 m373357pression 284 mmHg (37 %), oxygène par bouffée 33 %, saturation le 1er jour environ 57 % (estimation, alpinistes habitués)

Ce qu'il faut savoir

Comment le corps s'habitue-t-il à 3 500 m ?

Dès les premières minutes, on respire plus et le cœur accélère. En 2 jours, l'EPO culmine. En quelques semaines, le sang compte plus de globules rouges.

Valeurs lues sur le graphique, de 0 (en bas) à 100 (en haut) : des hauteurs relatives, pas des mesures.
Altitude ou joursSaturation (échelle de 80 à 100 %)Respiration (pointillé)Rythme du cœur (pointillé)EPO (pointillé)Globules rouges (masse) (pointillé)Ce qui se passe
Arrivée900000saturation environ 98 %, EPO au niveau de départ, globules rouges +0,0 % (estimation d'après Gore, 2013)
Jour 356876937140 : saturation environ 91 %, EPO élevée, globules rouges +0,8 % (estimation d'après Gore, 2013)
Jour 760985815330 : saturation environ 92 %, EPO redescendue, un peu au-dessus de la normale, globules rouges +1,8 % (estimation d'après Gore, 2013)
Jour 14601005515670 : saturation environ 92 %, EPO redescendue, un peu au-dessus de la normale, globules rouges +3,7 % (estimation d'après Gore, 2013)
Jour 216010055151000 : saturation environ 92 %, EPO redescendue, un peu au-dessus de la normale, globules rouges +5,5 % (estimation d'après Gore, 2013)

Ce qu'il faut savoir

Avec bienveillance : ce site informe, il ne remplace pas un avis médical. En altitude, une confusion, une marche titubante ou un essoufflement au repos imposent de redescendre sans attendre et de chercher de l'aide. Avant un séjour en haute altitude avec une maladie du cœur ou des poumons, ou pendant une grossesse, demandez conseil à un médecin.
Citer cette page

Pour citer cette page dans un travail, un article ou une présentation :

Metabolive. « Que se passe-t-il dans le corps en altitude ? ». Mis à jour le 1 novembre 2026. https://metabolive.com/fr/effort-stress/altitude.

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