Où vont les protéines qu'on mange ?
Sur 25 g de protéines de lait bues après un effort, environ un tiers reste dans l'intestin et le foie, près d'un cinquième devient du muscle en 12 heures, et le reste nourrit les autres tissus ou est brûlé (Trommelen, 2023). Chaque jour, le corps construit 250 à 300 g de protéines, bien plus qu'il n'en mange : il recycle surtout les siennes.
Le trajet d'un repas, le chantier du jour, puis qui se renouvelle le plus vite : choisissez un repas, changez d'étape.
Que devient un repas de protéines ?
Les protéines sont de longues chaînes d'acides aminés. L'intestin les coupe et les absorbe, le foie se sert en premier, puis le sang distribue le reste aux muscles et aux autres tissus. Ce que le corps n'utilise pas est brûlé : l'azote part en urée dans l'urine.
- humainRepas étudié : protéines de lait bues après un effort de musculation, 36 jeunes hommes, suivis 12 heures avec des protéines marquées (Trommelen, 2023). Avec 20 g de caséine au repos, 55 % passent dans le sang en 5 heures et 11 % deviennent du muscle (Groen, 2015).
- humainVitesse : les acides aminés arrivent dans le sang au plus fort vers 50 minutes pour le lactosérum, vers 1 h 30 pour la caséine et le lait (18 études, 602 personnes, Gorissen 2020). Un steak passe moins vite qu'un steak haché : 49 % contre 61 % en 6 heures (Pennings, 2013).
- estimation« Reste ou brûlé » : ce que le sang a reçu moins ce qui est devenu muscle ou protéines du sang (calcul). L'étude ne sépare pas les autres tissus de ce qui est brûlé.
- estimationBilan : l'étude mesure ce qui arrive dans le sang en 12 heures (66 % avec 25 g, 53 % avec 100 g). Le reste n'y est pas encore arrivé : le non absorbé (environ 4,5 %, Bos 1999), ce que l'intestin et le foie gardent pour eux (calcul) et, avec 100 g, ce qui est encore en train d'être digéré. Le muscle (18 % et 13 %) et les protéines du sang (6 % et 4 %) font partie de ce qui est arrivé dans le sang.
- humainProtéines changées en sucre : après 4 œufs (23 g de protéines marquées), 3,9 g des 50,4 g de sucre fabriqués en 8 heures venaient de ces protéines, soit environ 8 % (Fromentin, 2013, et calcul). Sans manger, la part du sucre neuf dans le sucre du sang passe de 47 % après 14 heures à 67 % après 22 heures et 93 % après 42 heures ; elle compte ensemble le lactate, le glycérol et les acides aminés (Landau, 1996).
Pourquoi le corps construit-il plus de protéines qu'il n'en mange ?
Le corps démonte sans cesse ses propres protéines et réutilise leurs acides aminés pour en construire d'autres. Ce qu'on mange ne fait que compléter ce grand recyclage et remplacer ce qui est perdu.
- humainLe recyclage : le renouvellement des protéines du corps, environ 250 à 300 g par jour, est plusieurs fois plus grand que ce qu'on mange (Calvez 2024 ; rapport OMS, FAO et UNU 2007).
- estimationPart de chaque organe : aucun tableau complet n'existe chez l'humain en bonne santé. Le muscle fait environ 25 % du renouvellement des protéines du corps à jeun (Phillips 2020), 25 à 50 % selon l'état et la méthode de mesure (Church 2020) ; la paroi de l'intestin au plus 10 % (Nakshabendi 1999). Foie : 1,8 kg (ICRP 2009) à environ 16 % de protéines (Mitchell 1945), soit environ 290 g, renouvelés à 0,45 % par heure (van Dijk 2019) : environ 30 g par jour (calcul). Une autre méthode mesure plus de deux fois plus vite (Barle 1997) : c'est donc une estimation basse. Hémoglobine : environ 805 g chez un homme de 70 kg (11,5 g par kilo, Oberholzer 2024), globules rouges remplacés en 115 jours environ (Franco 2012), soit environ 7 g par jour (calcul).
- estimationPrendre du muscle : 1 kg de muscle contient 150 à 200 g de protéines (environ 75 % d'eau, 15 à 20 % de protéines, Roberts 2020). 1 kg par mois est un exemple pour le calcul, pas une vitesse mesurée : elle dépend de l'entraînement, de l'âge et de la personne.
- humainDurées de vie : la demi-vie est le temps pour remplacer la moitié d'une protéine. Celle de l'ornithine décarboxylase, une enzyme qui sert d'interrupteur, est en général de moins d'une heure, mesurée dans des cellules (Svensson 1997). Celle du collagène est estimée chez l'humain à partir de l'âge des donneurs : 15 ans dans la peau, 117 ans dans le cartilage des articulations, avec une grande marge (62 à 480 ans) (Verzijl 2000).
- humainCoût du chantier : chez 47 jeunes adultes, le renouvellement des protéines pèse environ 20 % de l'énergie dépensée au repos ; c'est une estimation par calcul statistique (Welle et Nair 1990).
Quelles parties du corps renouvellent le plus vite leurs protéines ?
Chaque tissu remplace ses protéines à sa propre vitesse. La paroi de l'intestin change presque tout en quelques jours, le muscle à peine 1 à 2 % par jour. Faites avancer les jours.
- humainVitesses mesurées par traceur, en % des protéines du tissu construites par heure : paroi du jéjunum 2,14, à jeun (Nakshabendi 1999), foie 0,45 (van Dijk 2019, tissu sain de patients opérés), cortex du cerveau 0,17 et muscle 0,05 (Smeets 2018, patients opérés pour épilepsie). Albumine : 10,5 g construits par jour pour 280 g dans le corps (Levitt 2016). Anticorps IgG : demi-vie de 21 jours, environ 34 mg construits par kilo et par jour, soit 2,4 g pour 70 kg (Morell 1970, et calcul).
- estimationLe dessin suppose que chaque tissu garde la même vitesse chaque jour (calcul). Renouveler ses protéines ne veut pas dire changer ses cellules : un neurone vit toute la vie mais remplace ses protéines.
Questions fréquentes sur les protéines dans le corps
Le corps peut-il absorber plus de 30 g de protéines par repas ?
Oui. Après un effort, 100 g de protéines de lait ont été absorbés et utilisés pendant plus de 12 heures ; avec 25 g, les acides aminés du sang revenaient au niveau du groupe sans protéines après environ 5 heures (Trommelen, 2023). L'idée d'un plafond venait d'études plus courtes, arrêtées à 4 ou 5 heures.
Le corps stocke-t-il les protéines ?
Pas comme les graisses ou le sucre. Il n'a pas de réserve faite pour ça : toutes ses protéines travaillent. Les acides aminés libres, en attente, font moins de 100 g dans tout le corps (Calvez, 2024). Ce qui n'est pas utilisé est brûlé, et l'azote part en urée.
Que devient l'excès de protéines ?
Le foie retire l'azote des acides aminés en trop et le change en urée, que les reins rejettent dans l'urine. Le reste de la molécule sert de carburant ou devient du sucre. Avec du lait, environ 14,5 % de l'azote mangé est déjà changé en urée dans les 8 heures : 95,5 % sont absorbés et 81 % restent dans le corps (Bos, 1999, et calcul).
Pourquoi le corps démonte-t-il ses protéines pour les reconstruire ?
Pour réparer celles qui s'abîment, pour s'adapter au repas, au jeûne, à l'effort ou à une infection, pour régler vite certaines réactions, et pour garder une réserve d'acides aminés quand on ne mange pas. Les durées de vie varient beaucoup : moins d'une heure pour une enzyme qui sert d'interrupteur (Svensson, 1997), 15 ans pour le collagène de la peau et 117 ans pour celui du cartilage (Verzijl, 2000). Ce recyclage coûte environ 20 % de l'énergie dépensée au repos (Welle et Nair, 1990).
Combien de protéines le corps perd-il chaque jour ?
Même avec un apport suffisant, environ 47 mg d'azote par kilo et par jour, soit environ 21 g de protéines pour 70 kg (rapport OMS, FAO et UNU, 2007, et calcul) : urée, selles, peau, cheveux. Le muscle perd aussi environ 2 g de créatinine par jour, à refaire avec des acides aminés (Brosnan, 2011).
À voir aussi
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Sources
- Trommelen J, van Lieshout GAA, Nyakayiru J, et al. The anabolic response to protein ingestion during recovery from exercise has no upper limit in magnitude and duration in vivo in humans. Cell Rep Med, 2023;4(12):101324. doi:10.1016/j.xcrm.2023.101324
- Groen BB, Horstman AM, Hamer HM, et al. Post-prandial protein handling: you are what you just ate. PLoS One, 2015;10(11):e0141582. doi:10.1371/journal.pone.0141582
- Gorissen SHM, Trommelen J, Kouw IWK, et al. Protein type, protein dose, and age modulate dietary protein digestion and phenylalanine absorption kinetics and plasma phenylalanine availability in humans. J Nutr, 2020;150(8):2041-2050. doi:10.1093/jn/nxaa024
- Pennings B, Groen BB, van Dijk JW, et al. Minced beef is more rapidly digested and absorbed than beef steak, resulting in greater postprandial protein retention in older men. Am J Clin Nutr, 2013;98(1):121-128. doi:10.3945/ajcn.112.051201
- Bos C, Mahé S, Gaudichon C, et al. Assessment of net postprandial protein utilization of 15N-labelled milk nitrogen in human subjects. Br J Nutr, 1999;81(3):221-226. doi:10.1017/s0007114599000410
- Calvez J, Azzout-Marniche D, Tomé D. Protein quality, nutrition and health. Front Nutr, 2024;11:1406618. doi:10.3389/fnut.2024.1406618
- OMS, FAO, UNU. Protein and amino acid requirements in human nutrition. Série de rapports techniques de l'OMS 935, 2007. iris.who.int
- Levitt DG, Levitt MD. Human serum albumin homeostasis: a new look at the roles of synthesis, catabolism, renal and gastrointestinal excretion, and the clinical value of serum albumin measurements. Int J Gen Med, 2016;9:229-255. doi:10.2147/ijgm.s102819
- Phillips SM, Paddon-Jones D, Layman DK. Optimizing adult protein intake during catabolic health conditions. Adv Nutr, 2020;11(4):S1058-S1069. doi:10.1093/advances/nmaa047
- Church DD, Hirsch KR, Park S, et al. Essential amino acids and protein synthesis: insights into maximizing the muscle and whole-body response to feeding. Nutrients, 2020;12(12):3717. doi:10.3390/nu12123717
- Nakshabendi IM, McKee R, Downie S, Russell RI, Rennie MJ. Rates of small intestinal mucosal protein synthesis in human jejunum and ileum. Am J Physiol, 1999;277(6):E1028-E1031. doi:10.1152/ajpendo.1999.277.6.e1028
- van Dijk DPJ, Horstman AMH, Smeets JSJ, et al. Tumour-specific and organ-specific protein synthesis rates in patients with pancreatic cancer. J Cachexia Sarcopenia Muscle, 2019;10(3):549-556. doi:10.1002/jcsm.12419
- Smeets JSJ, Horstman AMH, Schijns OEMG, et al. Brain tissue plasticity: protein synthesis rates of the human brain. Brain, 2018;141(4):1122-1129. doi:10.1093/brain/awy015
- Morell A, Terry WD, Waldmann TA. Metabolic properties of IgG subclasses in man. J Clin Invest, 1970;49(4):673-680. doi:10.1172/jci106279
- Brosnan JT, da Silva RP, Brosnan ME. The metabolic burden of creatine synthesis. Amino Acids, 2011;40(5):1325-1331. doi:10.1007/s00726-011-0853-y
- Roberts MD, Haun CT, Vann CG, Osburn SC, Young KC. Sarcoplasmic hypertrophy in skeletal muscle: a scientific ‘unicorn’ or resistance training adaptation? Front Physiol, 2020;11:816. doi:10.3389/fphys.2020.00816
- Barle H, Nyberg B, Essén P, et al. The synthesis rates of total liver protein and plasma albumin determined simultaneously in vivo in humans. Hepatology, 1997;25(1):154-158. doi:10.1002/hep.510250128
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- Oberholzer L, Montero D, Robach P, et al. Determinants and reference values for blood volume and total hemoglobin mass in women and men. Am J Hematol, 2024;99(1):88-98. doi:10.1002/ajh.27162
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- Fromentin C, Tomé D, Nau F, et al. Dietary proteins contribute little to glucose production, even under optimal gluconeogenic conditions in healthy humans. Diabetes, 2013;62(5):1435-1442. doi:10.2337/db12-1208
- Landau BR, Wahren J, Chandramouli V, et al. Contributions of gluconeogenesis to glucose production in the fasted state. J Clin Invest, 1996;98(2):378-385. doi:10.1172/jci118803
- Felig P, Pozefsky T, Marliss E, Cahill GF Jr. Alanine: key role in gluconeogenesis. Science, 1970;167(3920):1003-1004. doi:10.1126/science.167.3920.1003
- Holeček M. Origin and roles of alanine and glutamine in gluconeogenesis in the liver, kidneys, and small intestine under physiological and pathological conditions. Int J Mol Sci, 2024;25(13):7037. doi:10.3390/ijms25137037
- Svensson F, Ceriani C, Wallström EL, et al. Cloning of a trypanosomatid gene coding for an ornithine decarboxylase that is metabolically unstable even though it lacks the C-terminal degradation domain. Proc Natl Acad Sci USA, 1997;94(2):397-402. doi:10.1073/pnas.94.2.397
- Verzijl N, DeGroot J, Thorpe SR, et al. Effect of collagen turnover on the accumulation of advanced glycation end products. J Biol Chem, 2000;275(50):39027-39031. doi:10.1074/jbc.M006700200
- Welle S, Nair KS. Relationship of resting metabolic rate to body composition and protein turnover. Am J Physiol, 1990;258(6 Pt 1):E990-E998. doi:10.1152/ajpendo.1990.258.6.e990
Vrai ou faux ?
La plupart des protéines d'un repas finissent dans les muscles.
Faux. 11 à 18 % du repas devient du muscle dans les 5 à 12 heures (Groen 2015, Trommelen 2023). L'intestin et le foie gardent un tiers à la moitié.
Le corps construit chaque jour plus de protéines qu'on n'en mange.
Vrai. Environ 250 à 300 g par jour, plusieurs fois l'apport, grâce aux acides aminés de ses propres protéines démontées (Calvez, 2024).
Le muscle renouvelle ses protéines plus vite que le foie.
Faux. Le foie va environ 13 fois plus vite : 0,45 % par heure contre 0,035 % chez les mêmes patients (van Dijk, 2019).
Les étapes en texte
Les textes qui s'affichent pendant l'animation, à lire sans elle.
- Une petite part devient du sucre
Une fois l'azote retiré, le foie peut changer le reste de certains acides aminés en sucre (glucose), qu'il envoie dans le sang. Mais c'est peu : 8 volontaires ont mangé 4 œufs, soit 23 g de protéines, après une nuit sans manger. En 8 heures, ces protéines n'ont donné que 3,9 g des 50 g de sucre fabriqués par le corps (Fromentin, 2013). - Loin des repas, le muscle prête ses briques
Sans repas, le corps doit garder du sucre dans le sang. Le muscle démonte un peu de ses protéines et envoie surtout de l'alanine et de la glutamine (Felig, 1970 ; Holeček, 2024). Le foie fait du sucre avec l'alanine, les reins aussi avec la glutamine. Ce sucre neuf, fait aussi avec le lactate et le glycérol des graisses, donne 47 % du sucre du sang après 14 heures sans manger, et 93 % après 42 heures (Landau, 1996).
- Le stock : 10 kg de protéines
Un adulte de 70 kg contient environ 10 kg de protéines (Levitt, 2016) : muscles, peau, os, sang, organes. À côté, les acides aminés libres, en attente, font moins de 100 g dans tout le corps (Calvez, 2024). Il n'y a pas de réserve de protéines : toutes travaillent. - Le grand recyclage
Chaque jour, le corps démonte environ 250 à 300 g de ses protéines et en construit autant (Calvez, 2024). Avec 80 g mangés, par exemple, il construit donc 3 à 4 fois plus qu'il ne mange : la plupart des acides aminés viennent de ses propres protéines démontées. - Qui construit quoi ?
Les muscles, les plus gros, ne font qu'environ un quart du renouvellement à jeun (Phillips, 2020). Le foie, la paroi de l'intestin, le sang et les défenses, bien plus petits, renouvellent leurs protéines beaucoup plus vite. Pour une bonne moitié, personne n'a mesuré organe par organe chez l'humain. - Ce qui sort
Un adulte qui ne grossit ni ne maigrit rejette autant d'azote qu'il en mange : surtout de l'urée dans l'urine. Même avec assez de protéines, il perd environ 21 g de protéines par jour (OMS, 2007, et calcul), plus environ 2 g de créatinine venue des muscles (Brosnan, 2011). - Prendre du muscle : quelques grammes par jour
Le muscle est fait d'environ 75 % d'eau et 15 à 20 % de protéines (Roberts, 2020). Prendre 1 kg de muscle en un mois, par exemple, c'est garder 150 à 200 g de protéines, soit 5 à 7 g par jour (calcul). C'est à peine 2 % environ des 250 à 300 g construits chaque jour : le muscle grossit par une toute petite différence entre ce qu'il construit et ce qu'il démonte. - Pourquoi démonter pour reconstruire ?
Le corps démonte pour réparer : une protéine abîmée marche mal. Il démonte aussi pour s'adapter au repas, au jeûne, à l'effort ou à une infection, et pour régler vite : une enzyme qui sert d'interrupteur vit en général moins d'une heure (Svensson, 1997), il suffit d'arrêter de la construire pour couper. Ses protéines servent enfin de réserve quand on ne mange pas. Ce chantier coûte environ 20 % de l'énergie dépensée au repos (Welle et Nair, 1990).
Autres textes de l'animation
- Qui construit les 280 g du jour ? (estimation)
- En une journée, la paroi de l'intestin remplace déjà environ 40 % de ses protéines (calcul à partir de Nakshabendi, 1999). Le muscle, lui, en change à peine 1 %.
- Au bout d'une semaine, la paroi de l'intestin est presque entièrement neuve, le foie a remplacé plus de la moitié de ses protéines. C'est pourquoi l'intestin et le foie se servent en premier dans chaque repas.
- Après un mois, le cerveau a remplacé environ 70 % de ses protéines, l'albumine et les anticorps plus de 60 %. Le muscle, environ 30 % : il se renouvelle lentement, mais il est si gros qu'il pèse lourd dans le bilan du jour.
- Après deux mois, presque tout est neuf sauf le muscle, encore à moitié ancien. Renouveler ses protéines ne veut pas dire changer ses cellules : un neurone garde sa place toute la vie et change ses pièces.
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Pour citer cette page dans un travail, un article ou une présentation :
Metabolive. « Où vont les protéines qu'on mange ? ». Mis à jour le 8 novembre 2026. https://metabolive.com/fr/quotidien/proteines-corps.